Pleurote en huître Pleurotus ostreatus
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Pleurote en huître — hors saison.
Quand le chercher
De novembre à février. Températures favorables : 2 à 12 °C. Elle sort en général 3 à 12 jours après une pluie d'au moins 8 mm.
Où le chercher
- Habitat
- Bois mort (peupliers, hêtres), pousse après refroidissement
- Sol
- Sur bois mort (sol indifférent) (pH 4.0 à 8.5)
Le reconnaître
Chapeau de 4 à 20 cm en coquille ou en éventail, lisse et soyeux, gris bleuté à brun ardoise puis beige en vieillissant, poussant en touffes étagées sur bois mort de feuillus (peuplier, hêtre, saule). Lames blanches à crème, assez espacées, longuement décurrentes et confluentes à leur point d'attache. Pied latéral, très court ou absent, blanc, tenace, souvent feutré à la base. Chair blanche, mince et tenace, à odeur faible. Espèce d'automne et d'hiver, qui pousse souvent après un coup de froid.
Confusions dangereuses
Clitocybe de l'olivier, pleurote de l'olivier
Omphalotus oleariustoxiqueLa couleur décide avant tout : entièrement jaune orangé vif à roux cuivré, chapeau comme lames, quand la pleurote est gris bleuté à brun ardoise puis beige et porte des lames blanches à crème. Ses lames sont minces, serrées, inégales et fissiles, alors que celles de la pleurote sont plus espacées et confluent en un réseau à leur point d'attache. Il pousse en touffes denses dont les pieds, excentrés et évasés sous les lames, sont soudés à la base. Ses lames sont bioluminescentes : une lueur verte faible, visible seulement dans l'obscurité totale — un signe qui confirme, mais dont l'absence ne prouve rien. Souches et racines de feuillus (olivier, chêne vert, chêne, châtaignier), surtout de l'été à l'automne. Très commun dans le Midi, plus rare au nord de la Loire sans y être exceptionnel ; rare en hiver, mais le littoral méditerranéen le voit fructifier du printemps jusqu'aux mois froids.
Pleurote en oreille
Pleurocybella porrigenstoxiqueEntièrement blanc pur, chair très mince et presque translucide, sans pied distinct, et exclusivement sur souches et bois mort de conifères. Mis en cause dans des intoxications graves (atteintes neurologiques) chez des personnes insuffisantes rénales.
Crépidotes
Crepidotus spp.immangeableBeaucoup plus petits (1 à 4 cm), chair molle et gélatineuse, et lames brunissant à maturité avec une sporée brune, alors que celles de la pleurote restent blanches à crème.
Conseils de cueillette
Le substrat ne tranche rien : le clitocybe de l'olivier pousse lui aussi sur souches et bois mort de feuillus, si bien que « ne récolter que sur bois mort de feuillus » ne protège en rien de lui. Ce sont les caractères du champignon qui décident, dans cet ordre : la couleur, d'abord — gris bleuté, brun ardoise ou beige, jamais orange ni roux, ni sur le chapeau ni sur les lames ; puis les lames, blanches à crème, longuement décurrentes et confluentes, et non minces, serrées et orangées ; enfin le port, la pleurote s'étageant en consoles sur un tronc ou une souche, là où l'omphalote forme une touffe dense dont les pieds sont soudés à la base. Rester méfiant devant un champignon en éventail qui semble sortir de terre : l'omphalote se nourrit de racines enterrées et paraît alors pousser à même le sol. Privilégier les jeunes touffes, les vieux chapeaux étant coriaces. Consommer cuit, la pleurote crue étant mal tolérée.
Fiabilité du modèle
Fiabilité modérée pour cette espèce.
Détail de la validation
AUC 0.68 · indice de Boyce 0.23, en validation croisée spatiale sur des observations GBIF.
La carte Sporia montre les coins favorables forêt par forêt.
Voir les coins précis